Formes et lumière:

Après avoir mené depuis 1953 une intense carrière d’architecte, Jacques Saint Hilaire décide en 1980 de consacrer tout son temps à la peinture. Depuis son adolescence, durant ses études et au long de son activité professionnelle, il a toujours su garder des moments pour se livrer à cette passion.
Jusqu’en 1980, très sollicité par son métier, ses toiles d’atelier développent des formes aiguës qu’il atténuera par la suite. Ses paysages, eux, peints sur le motif révèlent déjà son attention particulière à la lumière.
Au long des années 80-90, outre de nombreuses études, il brosse à l’acrylique un ensemble de panneaux évoquant la condition humaine. A l’huile sur toile, il peint la femme sur les rivages marins dans sa plénitude charnelle, mais aussi des scènes de pure imagination et de nombreux paysages à la campagne ou sur la côte d’Albâtre. Il s’attache également à saisir du regard les formes rondes offertes par la nature, s’en imprégne, puis les oublie pour composer des toiles où « éclosent » sur fonds modulés, baignant dans la lumière, de simples nodules, puis des formes colorées parfaitement rondes.
En 1996 et 1997 en deux expositions personnelles à Paris et à Deauville Jacques Saint Hilaire présente ses paysages de mer et jusqu’en 2005, chaque année, il participe à des expositions collectives. Puis en 2000, il publie son livre « Parcours » comportant, suivies de poèmes les justifiant, 150 reproductions de peintures faisant état de son travail depuis 1953.
Entre 2005 et 2008, le peintre, en un retour plus près du réel, brosse les séries de toiles : «Voiles et voilures», «Pulsions créatives» et «Géométrie et rupture» , toutes peintes à l’huile et non montrées à ce jour.
Sur les toiles de 2010-2011 présentées cette année par la galerie Couteron sous le titre « Formes et Lumière », Jacques Saint Hilaire inscrit la forme ronde, forme la plus pure à ses yeux, abstraite d’aucune autre forme, libérant le plus largement l’espace, et la met en présence d’une lumière qui, de sa double vie, à la fois l’éclaire et en émane. Il veut ainsi donner à la forme ronde une âme, la rendant « présente», « en attente », « en tendresse » ou en toute autre attitude liée à sa couleur, à son enchainement avec d’autres formes rondes, et à son personnel désir d’expression.
Au long du temps, la forme ronde associée à la lumière, a répondu aux exigences du sacré. Ces dernières toiles ouvriront-elles de possibles chemins vers la plénitude, et, pourquoi pas, jusqu’à l’émerveillement ?
Les peintures présentées par Jacques Saint Hilaire veulent traduire sa sensibilité à la double vie de la lumière qui éclaire les corps mais aussi en émane.
Pour répondre à cette motivation le peintre compose ses toiles à partir de formes rondes d’où il tente de faire jaillir une lumière susceptible de leur donner une âme.
A ses yeux, la forme ronde, abstraite d’aucune autre forme, est la plus pure des formes et celle qui libère le mieux l’espace. Au long du temps, détachée de l’art de la représentation, elle a su répondre aux exigences du sacré, permettre le transfert des lumières intérieures, ouvrir à l’émerveillement et emmener ainsi au cœur de la plénitude. 

Expositions récentes:

1996 : Paris
1997 : Deauville

 

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