• Takeshi Motomiya - mal guardar 1

     

    Takeshi Motomiya

    Exposition à la Galerie Couteron du 13 septembre au 29 octobre 2016

    Mal Guardar 1
    Technique mixte sur bois - 50 x 50 cm - 2013

     

  • Takeshi Motomiya - acheron

    Takeshi Motomiya est né au Japon. Il vit et travaille à Barcelone. Ses oeuvres sur bois expriment ce qu'il ne peut pas voir de ses yeux.


    Acheron
    Technique mixte sur bois - 73 x 92 cm - 2015

     

  • Takeshi Motomiya - Mandala 1

    Expositions personnelles récentes (selection)

    2016 : Galerie Couteron - Paris
    2014 : Galerie Libre ( Tokyo / Japon )
    2012 : Galerie Ecru-no-mori ( Mishima / Japon )
    2011 : Galerie 412 ( Tokyo / Japon )
    2009 - 2012 : Encant ( Minorque / Espagne )

    Mandala 1
    technique mixte sur bois - 100 x 100 cm - 2015

     

Takeshi Motomiya, artiste japonais, vit et travaille à Barcelone (Espagne) depuis 30 ans.

1959 : Né a Tokyo (Japon)
1982 : Diplômé de Tama Art University (Japon)
1984 : Maître des Beaux- Arts de Tama Art university         Spécialité Gravure

« Je cherche dans mon intérieur les motifs à peindre. Je cherche à exprimer ce que je ne peux pas voir de mes yeux, ce qui est invisible mais qui brille en moi. Je suis intéressé par la vie et la mort, le comportement humain, ce qui passe et se passe, la beauté et la cruauté du quotidien.
Mes oeuvres sont des reflets de ma vie, de mes émotions, de mes réflexions. Mes pensées déposent à l’intérieur de moi des sédiments, couches minces après couches, et un jour, le sujet cristallise et prend forme sur ma toile. »
Takeshi Motomiya

Le peintre qui se laisse peindre par sa peinture
Makoto Ooka (1931~),

poète, officier de l’ordre des Arts et Lettres, 1993,
a écrit un article sur les peintures de Takeshi Motomiya lorsqu’il a visité sa salle d’exposition.

Selon lui, dans le monde, il y a deux sortes de peintres.
L’ un est celui qui peint ses tableaux, l’autre celui qui se laisse peindre par sa peinture.
Devant les oeuvres, Monsieur Ooka a senti que leur auteur y demeure, là, silencieux.
Nul besoin de commenter leur conception ou d’en donner des explications du dehors.

« Ce que vous contemplez devant ces tableaux, c’est Takeshi Motomiya en personne.
Il vous suffit de sentir ce que cet homme silencieux transmet de toute sa force à travers sa peinture ….»
(Extrait du texte de Makoto Ooka)

 

Expositions personnelles récentes:
2005 : Galerie 21 + Yo ( Tokyo /Japon )
2006 : Galería Punto Arte ( Barcelona / Espagne )
2006-2010-2013 : Yamaguchi Gallery  (Chiba/Japon)
2008 : Galerie Okumura ( Tokyo / Japon )
2009 – 2012 : Encant   ( Minorque / Espagne )
2011 : Galerie 412  ( Tokyo / Japon )
2012 : Galerie  Ecru-no-mori ( Mishima / Japon )
2014 : Galerie Libre ( Tokyo / Japon )

Sur son atelier:
La «Manufacture» de Barcelone

La «manufacture» de Takeshi se trouve au pied du Mont Tibidabo, dans un quartier de Barcelone familier aux hommes ainsi qu’aux oiseaux sauvages. Je ne sais pas pourquoi Takeshi appelle ce lieu non pas l’atelier, mais la manufacture. Mais cette appellation me semble s’approprier à sa création : elle évoque un lieu fréquenté par des artisans assidus, d’où sortent des produits utiles relevant de travaux manuels plutôt que des arts. Bien sûr que Takeshi ne fabrique ni table ni chaise et qu’il n’est pas un maître employant plusieurs disciples. Cependant les œuvres de Takeshi servent à ceux qui les ont reçues. Elles ne sont pas utiles pratiquement comme tables et chaises, mais elles sont utiles dans le sens que ceux qui les regardent en face se rappellent et fortifient des pensées oubliées, ou presque oubliées, qui nous encouragent à continuer de vivre. Ces pensées proviennent des mains d’un seul artiste. Mais des souvenirs et des sentiments personnels sont filtrés et se saisissent d’une collectivité et d’une impersonnalité silencieuse comme s’ils étaient passés par les mains de plusieurs artisans. Le lieu de son travail est pareil à un chantier de charpentiers où résonne le rythme monotone mais sûr du rabot et du marteau. C’est un espace familier non pas à l’improvisation et à l’impulsion, mais à l’ingéniosité et à l’essai des travaux manuels. Ce sont la patience et le tâtonnement qui le dominent.

On est au rez-de-chaussée d’un bâtiment moyen du quartier. C’est une pièce haute de plafond. Mais au contraire de l’atelier d’artiste qui est souvent muni d’une large baie qui recueille la lumière tamisée, cette pièce ,imprégnée d’un air un peu lourd, est comme une crypte à demi en sous-sol, tel un fœtus nourrissant des œuvres. Le grand portail qui donne sur la rue est toujours fermé. Seule la lucarne est ouvrable par le propriétaire. On y entre par une petite porte de côté. Cette pièce nous rappelle une église en semaine où le portail reste fermé et la petite porte donnant sur le bas-côté est ouverte pour accueillir des gens pieux qui s’empressent de prier. Il n’y a qu’une grande table au milieu. Cet espace accueille seuls ceux qui sont prêts à faire face à ce qui dépasse des actes et des volontés humains et à s’y soumettre.

C’est un chantier sans odeur où le peintre n’utilise pas de couleur à l’huile ni de solution volatile. Dans les placards installés au mur, sont bien ordonnés des pots de pigments, des pinceaux, des outils faits par le peintre. Ils ont l’air sérieux des appareils de laboratoire. Mais les couleurs vives des pigments et la fraîcheur des tons variés du marbre en poudre nous font espérer du bon des tableaux à venir.

Si le plancher s’incline en pente douce vers la rue, c’est que la pièce qui servait autrefois de garage nécessitait l’écoulement d’eau : c’est cela qui m’évoque un hangar à bateau ou un dock de chantier naval. Que les tableaux de Takeshi appareillent d’ici vers le monde entier, pour qu’ils arrivent à bon port chez les personnes qui en ont besoin !

Atsuko Nagai

Copyright © 2012 - Galerie Couteron - All Rights Reserved - designed by knk