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    Muguette Bastide 

     

    Exposition à la Galerie Couteron en juin 2011 - prochaine exposition en septembre 2013

    Passer la mer aux poissons et quitter son chat
    huile sur toile - 55 x 46 cm - 2004

     

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    Artiste peintre, née en France à Saint-Cloud, le 1er mai 1926. Portraitiste et paysagiste expressionniste, coloriste, élève de Fernand Léger, elle séjourne habituellement à Paris et Barneville-Carteret (France) et fait des voyages fréquents (Europe, États Unis, Amérique Latine, Afrique, Chine, Russie). La force et liberté de son œuvre deviennent une référence incontournable pour les générations actuelles et à venir. 

    EXPOSITIONS PERSONNELLES RÉCENTES
    2010 : Chez Mr Werner Geyer - Michelstadt - Allemagne
    2009 : Au marché des rosiers - Paris
    2009 : Café Reuilly - Paris
    2007 : Au Schenkenkeller - Michelstadt - Allemagne   
    2001 - 2004 : Salle de la Reine Mathilde - Barneville 
    2000 : atelier Karen Gulden - Paris  
    étés 1994 à 1998 : Les ateliers du  14e - Paris
    1995 : Mairie de Bad König - Allemagne 

    Des oiseaux aux poissons
    huile sur toile - 162 x 114 cm - 2005

     

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    MIGRATIONS
    [...] Passer la mer aux poissons et quitter son chat. Ce n’est pas que la terre soit ronde, ni la route des épices.[...]
    Mais le déplacement des oiseaux, des poissons, des mammifères. Est le propre des espèces. Les hommes aussi se déplacent.[...]
    Des iris pour Jean.
    Des oiseaux aux poissons.
    Nager pour arriver. No man’s land des exilés.
    Traverser la Méditerranée. Se retrouver dans l’attente d’hospitalité. Acceptation de l’autre. Asile au sein du Moi Social.
    [...]Enfin, ramasser des orangesDans les profondeurs vertes. Jean fumeur. Parqué. Sans paire, sans ampère ni électricité. Déraciné. Loin des arbres. Une nourriture aux poissons. Attendant. Arrivée avec un filet.
    Jeunesse. Droit à l’espoir de migrer.

    Ricardo Parrilla - Réflexions à partir de l’exposition de Muguette Bastide - Poète-philosophe franco-uruguayen 

    Jean fumeur
    huile sur toile - 27 x 22 cm - 2005

     

Muguette Bastide – biographie

Artiste peintre, née en France à Saint-Cloud, le 1er mai 1926. Portraitiste et paysagiste expressionniste, elle a exposé dans de nombreuses galeries internationales. Elle séjourne habituellement à Paris et Barneville-Carteret (France) ou en Allemagne (Berlin, Michelstadt). Voyages fréquents (Europe, États Unis, Amérique Latine, Afrique, Chine, Russie). La force et liberté de son œuvre deviennent une référence incontournable pour les générations actuelles et à venir.

Muguette Bastide, artiste engagée, est allée in-situ,  peindre se qui se passait de par le monde, entre autre au Vénézuéla.
Expressionniste, coloriste, élève de Fernand Léger, Muguette Bastide, depuis plus de 60 ans, utilise des techniques mixtes afin de multiplier les nuances.
Son thème favori, les travailleurs, est évident alors que l’on  sait que son métier, une partie de sa vie, a été médecin du travail.
Muguette Bastide a exposé dans le monde entier. Elle a des collectionneurs en Europe mais aussi aux USA.
Ses nombreux tableaux, plus de 2000 à ce jour, nous invitent au voyage au cœur de l’humanité.
Tanit

Expositions collectives
Muguette Bastide a participé à de nombreuses expositions collectives. La première au Salon d’Automne à Paris en 1953,  puis essentiellement en France mais aussi en Israël, en Allemagne et en Lettonie.

Expositions personnelles
2010 :  Chez Monsieur Werner Geyer – Michelstadt – Allemagne
2009 : Au marché des rosiers – Puces de Clignancourt – Paris
2009 : Café Reuilly  – Paris
2007 : Au Schenkenkeller – Michelstadt – Allemagne   
2001 – 2004 : Salle de la Reine Mathilde – Barneville – Port-Bail – Briquebec                              
2000 : atelier Karen Gulden – Paris  
étés 1994 à 1998 : Les ateliers du  14ième arrondissement – Montparnasse – Paris
1995 : Mairie de Bad König – Allemagne
1991 : Galerie Le Pacha – Bastille – Paris
1979 – 1984 : Galerie Les Cahiers de la Peinture – Paris
1968 : Salon des Arts de Tunis – Tunisie
1965 : Maison des Françs Maçon – Tel Aviv – Israel
1964 : Galerie du Tournesol – Saint-Germain des Prés – Paris
1958 : Galerie des Saint Pères – Saint-Germain des Prés – Paris 

                                       

Muguette Bastide – quelques mots sur les toiles

Migrations. Passer la mer aux poissons et quitter son chat. Ce n’est pas que la terre soit ronde, ni la route des épices.
Mais le déplacement des oiseaux, des poissons, des mammifères. Est le propre des espèces. Les hommes aussi se déplacent.

Se reproduisent, naissent, meurent, deviennent fantômes.

Jamais l’aventure n’a été vraiment le lieu de rêve et de légende. Savouré dans l’accalmie des cheminées des chaumières. Toujours les tempêtes, la mort et les disparitions, ont rythmé. Scandées par les périodes d’angoisse ou d’allégresse.

Cycles des saisons, directions des vents, des marées, du feu. Déterminant les déplacements des gens. Jean surpris. Parmi les désemparés, désespérés, déshérités, fuyards.

Albatros traversant les océans, Gitans dans leurs roulottes à travers champs. Cigognes, buffles, bisons, troupeaux, colonies, hordes, grappes en déplacement. Réminiscences mythologiques. Jonas dans le ventre de la mer.
Poussant les hommes vers les mâchoires de la baleine.

Après tant de longs trajets, de capricieux déplacements.
Dans l’échiquier marin appuyé sur la table terrestre.
Ces créatures échouent sur les rives avant la fin de leurs vies. À peu près comme Jean réfléchi. Un couple de naufragés.

Arche de Noé, déluge, Tsunami, radeau, traversée.
Nageur. Passeur. Initiation ésotérique. Peintures.
Combats. Jeux amoureux, mariage, procréation.
La transhumance. L’espoir. L’accueil au-delà des frontières. Portrait de l’artiste en Espagne. Penseur…

Sortir, Partir, Quitter. Rêver, Aspirer…
Radeau, Bouchon, Bouteille sans message.
Livrés à l’amer et à l’eau salée des tempêtes de la Fortune.
À la dérive. Disparu. En rétention. Comme une trace sans tracé. Vagabond, Pèlerin, Aventurier, Paria, Banni, Proscrit.
Pas encore naufragé dans les lignes, dans l’écriture, dans les images.

L’orfèvre polit ses cailloux dans les reflux des vagues.
Comme les chercheurs d’or poursuivent ce qui brille au loin.
Pendant qu’échouent. Sur le sable. Les messages codés d’autres rivages.

Des iris pour Jean.
Des oiseaux aux poissons.
Nager pour arriver. No man’s land des exilés.
Traverser la Méditerranée. Se retrouver dans l’attente d’hospitalité. Acceptation de l’autre. Asile au sein du Moi Social.

Un refuge dans les montagnes. Dans la peur, dans l’indifférence. Comme échoués, rejetés du ventre de la mère.
Tels les rebuts de la société dite politique.

La caresse du poisson.
Des corps devenus des épaves échouées sur les plages.
Créatures marines lessivées dans les vagues, à la dérive.
Arrivées semi-noyées, comme cadavres sur les rives d’un continent.

Enfin, ramasser des oranges. Dans les profondeurs vertes. Jean fumeur. Parqué. Sans paire, sans ampère ni électricité. Déraciné. Loin des arbres. Une nourriture aux poissons. Attendant. Arrivée avec un filet.

Jeunesse. Droit à l’espoir de migrer.

Ricardo Parrilla – Réflexions à partir de l’exposition de Muguette Bastide – Poète-philosophe franco-uruguayen 

Muguette Bastide – galerie

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